Olivier Véran renonce à la médecine esthétique et retourne à la neurologie
Stéphane Delacroix 19 juin 0

Olivier Véran renonce à la médecine esthétique

L’ancien ministre de la Santé, Olivier Véran, a surpris en déclarant qu’il ne poursuivra pas son intention initiale de se spécialiser en médecine esthétique. Alors qu’il avait annoncé en mars dernier son projet de reprendre ses études dans ce domaine controversé, Véran a révélé qu’il préférait plutôt retourner à ses racines professionnelles en neurologie. Cette volte-face survient dans un contexte politique et personnel particulièrement chargé pour l'homme politique.

Un choix approuvé mais controversé

La décision d’Olivier Véran de se tourner vers la médecine esthétique, validée par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, avait suscité de vives réactions. Beaucoup se demandaient pourquoi un ancien ministre de la Santé, en poste lors de la gestion de la crise de la COVID-19, choisirait une spécialité parfois synonyme de luxe et de superficialité. Ce choix avait en effet été jugé incompatible avec l’image d'un médecin engagé dans la santé publique et politique française.

Retour aux sources neurologiques

Formé initialement en neurologie, Olivier Véran renoue donc avec son domaine d’expertise premier. Il a annoncé qu’il ne validerait pas sa formation en médecine esthétique cet été, préférant se concentrer sur son rôle de consultant bénévole en neurologie au sein du CHU de Grenoble. Cette décision aurait été prise dès le mois d’avril, soit bien avant le lancement de sa nouvelle campagne électorale, pour témoigner de son engagement durablement envers un domaine qu'il maîtrise et auquel il reste passionnément attaché.

Une campagne politique en pleine mutation

Olivier Véran est actuellement en pleine campagne pour sa réélection dans la 1ère circonscription de l’Isère. Les élections législatives prévues les 30 juin et 7 juillet prochains s’avèrent cruciales pour l’avenir de l’ancien ministre. L'annonce de son retrait de la médecine esthétique pourrait être vue par certains électeurs comme une tentative de réaffirmer son sérieux et son attachement aux valeurs de soins de santé traditionnels et pubiques.

Regrets et critiques de la dissolution de l'Assemblée

Loin des seules considérations médicales, Véran a également été explicite sur ses opinions politiques actuelles. Il a exprimé de profonds regrets quant à la dissolution de l’Assemblée nationale, déclarant que cela représentait, selon lui, une grave erreur dans le contexte politique agité que traverse la France. Cette dissolution rend sa campagne encore plus chargée de sens, car il évolue dans un paysage électoral incertain et potentiellement hostile.

Un engagement professionnel et personnel

La décision d'Olivier Véran de revenir à la neurologie montre également un engagement personnel fort. Après avoir été en première ligne pendant la pandémie, ce choix pourrait symboliser une volonté de retour à des pratiques médicales fondamentales et de haute expertise. Le CHU de Grenoble bénéficiera ainsi de l'expérience d'un médecin qui, en dépit de ses obligations politiques, n'a jamais renoncé à sa vocation première.

Un avenir politique en jeu

L'issue de la campagne législative est encore incertaine pour Véran. Néanmoins, son retour à la neurologie pourrait bien constituer un argument de poids dans sa quête de réélection. En réaffirmant son ancrage dans la médecine traditionnelle, il semble vouloir reconquérir une crédibilité professionnelle et publique mise à mal par ses choix précédents. Les électeurs seront sans doute attentifs à cette évolution, jugée par certains comme un retour aux sources salvateur dans un contexte politique tendu.

Pour l’instant, Olivier Véran se concentre sur ses deux fronts : la neurologie et la politique. Son retrait de la médecine esthétique marque ainsi un tournant important dans sa carrière, potentiellement déterminant pour son avenir aussi bien médical que politique.